L’orientation vers les études : Test ou pas test ?

Parmi les étudiants qui entreprennent une démarche active dans leur orientation vers les études et les professions, la plupart croiseront le chemin d’un outil à la fois simple et très accessible pour tenter d’éclairer la vision qu’ils ont de leur futur emploi: le test d’orientation.

L’idée d’aller surfer sur le net pour tenter de trouver des réponses est une pratique très courante chez les jeunes et c’est de cette manière qu’ils découvrent les tests dits d’orientation. Des questionnaires gratuits qui affirment établir le profil professionnel et d’y faire découvrir les métiers qui s’y prêtent le mieux.

Si ces tests sont relativement pratiques pour leur facilité d’utilisation et leur accessibilité, ils restent largement mal adaptés voir dangereux lorsqu’il s’agit de fonder une réflexion sur son avenir.

Il y a d’abord cette image qu’une personne veut donner d’elle-même lorsque qu’elle répond à un test qui interroge sa personnalité, et dont l’interprétation faussée des résultats aura tendance à confirmer des idées qu’elle avait déjà à l’esprit avant. Les tests auront aussi cette tendance à « placer dans des cases » en ne faisant référence qu’à des stéréotypes. L’outil n’offre pas de personnalisation.

Certains  tests sont pourtant des outils qui ne manquent pas de sérieux quant il s’agit de mesurer une variable précise (validation auprès d’un public étendu) mais pas toujours. Ils découlent de recherches en psychologie dont l’analyse a permit de faire ressortir quelques stéréotypes de comportement. Scientifiques donc, les tests ont du potentiel mais à la condition qu’ils soient utilisés dans le cadre d’un processus d’orientation complet, réalisé avec l’aide d’un professionnel.

Dans un processus d’orientation, recourir au test n’est pas automatique et encore moins utilisé en introduction, il intervient toujours pour une raison précise. Il peut ainsi aider à un diagnostic ou permet d’obtenir des réponses dans  le domaine des capacités professionnelles  du jeune. Dans ce processus, le conseiller aide ainsi le jeune à s’approprier la réflexion grâce à différents outils qui lui permettent de réfléchir sur lui-même et de trouver des pistes.

Celles-ci  pourront être en accord ou en désaccord avec les idées qu’il avait initialement.

Selon notre méthode, le jeune perfectionne la connaissance de ses intérêts et de ses valeurs lors des entretiens et découvre avec plus de clarté ses ambitions personnelles. Les conseillers utilisent entre autre un test basé sur  la typologie de Holland qui lui apporte une image sur les grandes caractéristiques de son caractère et lui permet de développer le spectre des différents métiers qui y sont adaptés.

Un test de ce type s’inscrit dans un processus en lien avec l’ensemble des données traitées lors des entretiens, avec la particularité de proposer des outils de décision que le jeune garde pour l’avenir.

L’orientation est de toute façon une question qui s’inscrit dans un processus et  ne consiste pas en la découverte d’une caractéristique cachée à découvrir lors d’un test. C’est la mise en lien d’une image et de son fonctionnement (le test) avec les objectifs, les valeurs, les capacités, les talents et possibilités offertes par l’environnement. Le test peut donc être le début de cette réflexion mais il n’est pas une réflexion en soi.

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