Les influences dans notre vision des professions

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Elles sont nombreuses ces affiches de promotion pour un programme d’étude et/ou de formation qui habillent les murs du métro, des arrêts de bus ainsi que les journaux promettant de vous mener droit vers le succès. Chaque jour, les lecteurs et passagers les regardent et souvent les considèrent avec plus ou moins d’intérêts.

Ils se demandent dans un premier temps à quoi peut bien ressembler le quotidien du métier et se  l’imaginent d’une façon souvent très positive avant de se remémorer les quelques raisons pour lesquelles ils ne l’exercent pas : « Technicien-Mécanicien à la STIB signifie travailler dehors l’hiver et ça jamais pour moi ».

Que l’on soit  critique ou plutôt complaisant devant  une  profession, il se cache en réalité une représentation souvent très personnelle de son quotidien.

On associe par exemple le fait qu’être infirmier, c’est avoir la vocation d’aider les autres ou encore qu’être agriculteur c’est aimer la nature et être ingénieur c’est apprécier l’innovation. Pourtant, il semble en réalité qu’il ne suffit pas à l’agriculteur de sentir la rosée fraiche du matin pour se sentir pleinement satisfait et passionné dans son métier.

Et ce constat amène cette question : Connait-on vraiment toutes les missions et tâches qui incombent aux emplois que nous souhaitons exercer ? L’ensemble de ces missions est-il fidèle à l’image que l’on s’en fait ? On peut par exemple avoir été toujours très bon en chimie durant son parcours scolaire et ne pas apprécier pour autant le travail propre à un laboratoire. Seulement être naturellement bon dans un domaine n’a jamais garanti un futur passionnant dans les modalités de l’emploi visé.

Nous évaluons le degré de satisfaction d’une personne au sein d’une profession par l’adéquation  entre sa personnalité et la capacité du métier et de son environnement à adhérer positivement à cette même personnalité. En revanche, le fait d’être capable d’effectuer ces tâches en théorie ne garantit aucun plaisir particulier à  les résoudre. D’ailleurs, se fait-on vraiment plaisir en exécutant  quelque chose de facile ? Pas nécessairement. Cette fausse bonne idée de choisir essentiellement selon nos facilités est très limitative  au moment de choisir une profession.. Avez-vous choisi vos forces et vos faiblesses ?

Vient également  la question des objectifs et de la motivation. Si par exemple, vous  cherchez un emploi pour le simple fait de ramener de l’argent alors le fait d’être passionné devient secondaire : il n’y aura ici que peu de place pour le plaisir et le temps vous semblera parfois interminable mais vous aurez votre salaire conséquent à la fin du mois. Cependant, si ce travail peu passionnant vous fait parallèlement dépenser plus afin de vous faire oublier les efforts que vous êtes conscient d’avoir fourni, alors l’argument de l’intérêt financier n’existe plus vraiment.

Pour ceux qui feront le choix du travail passion, ce sera  moins d’argent sur le court terme mais leur passion qui sera leur métier et qui les motivera naturellement favorisera leur mobilité interne au sein de l’entreprise et peut-être prendront-ils un jour des fonctions qu’ils  n’avaient jamais osées imaginer auparavant. Leur intérêt a été remarqué et récompensé.

Ainsi tous les secteurs d’activité sont différents et  tout autant méconnus. Différents car ils ont tous leurs spécificités, méconnus par des représentations erronées  de leurs tâches quotidiennes.

Si vous souhaitez dépasser  les clichés et savoir précisément pour quel domaine d’activité  vous êtes fait, contactez-nous pour définir ensemble une stratégie de l’emploi payante.

 

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